La Garde Cendrée

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 [Livre] Les Mémoires du Seigneur Thorval.

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Malwelch
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Draenei Paladin
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MessageSujet: [Livre] Les Mémoires du Seigneur Thorval.   Mar 28 Juin - 4:45

Il a été porté à mon attention que certains des nouveaux chevaliers de la mort sont parfois troublés par des souvenirs de leur ancienne vie. Je demande instamment à ces esprits agités de ne plus les ressasser, car personne n'est plus dégoûté que moi de ces erreurs passées. Cependant, au sein du Fléau, j'ai trouvé l'absolution.

Dans mon ignorance, j'étais autrefois un paladin ayant fait serment auprès de la Lumière détestée. Aveuglé par des mensonges parlant d'espoir, j'ai laissé ma femme et mes deux petites filles à la maison pour aller à la recherche du Fléau dans notre région. Notre bande insignifiante a sillonné les bois pendant des semaines, mais les pistes ne menaient nulle part. L'hiver s'installa et nous n'avions toujours rien appris sur notre ennemi. Frustrés, nous nous sommes dirigés vers le village.

Arrivés en haut de la dernière colline, nous avons découvert un paysage terrifiant. Le village avait brûlé et il ne restait plus que des structures déformées. J'ai couru vers notre maison. Un verrou de fortune avait été cloué à l'extérieur de la porte. Trop inquiet pour m'en étonner, je suis entré en trombe à l'intérieur pour découvrir les restes de ma famille prostrée à mes pieds, carbonisés au point de ne pouvoir les reconnaître. Je me suis détourné avec angoisse, et j'ai vu les entailles qu'elles avaient faites dans la porte dans leur panique. Les plus petites marques appartenaient aux plus jeunes.

J'ai appris plus tard que, pendant notre absence, des rumeurs avaient couru qu'un porteur de peste était caché dans le village. La Croisade écarlate s'était chargée de rassembler tous les habitants et de les brûler vifs. Aussi insupportable qu'ait été leur cruauté, j'ai découvert ce même sentiment qui brûle encore aujourd'hui dans ma poitrine. Je brûlais de traquer les croisés, de leur faire ressentir la rage de mon épée.

Finalement, on m'a fait rejoindre le reste de mon équipe. Je ressentais le même abattement et la même fureur chez certains, mais les chefs nous ont ordonné de continuer vers le camp le plus proche. Peu de temps après la tombée de la nuit, nous avons entendu le ricanement menaçant des morts-vivants résonner depuis les arbres, et une vague de membres du Fléau nous a surpris.

Je les massacrais de manière mécanique. Mais pour chaque corps qui tombait, deux de plus arrivaient des collines. Nous étions pris par cette même vague du Fléau que nous avions recherché, seulement cette fois, nous étions brisés et mal préparés. Mes alliés succombaient de leurs blessures et de leur fatigue. Les membres du Fléau étaient trop nombreux pour que nous leur résistions, désormais.

Alors que les coups pleuvaient, je me suis souvenu avoir joué dans ces bois avec mes filles. Cela m'a rempli de haine. Pourquoi de tels souvenirs doivent-ils exister ? Ils n'étaient qu'une illusion, ne servant qu'à me distraire de la réalité de la douleur et de la dissolution. Mes filles étaient mortes et le terrain envahi par le Fléau. La mort est la seule véritable fin de tout conte mortel. Utiliser sa puissance pour protéger mène inévitablement à l'échec. Les seuls à rencontrer le succès sont ceux qui l'utilisent pour une fin différente...

Sur le champ, j'ai juré allégeance au roi-liche, le héros de la victoire de notre âge. Il m'a purgé des détestables sentiments humains qui me tourmentaient. Je suis devenu un chevalier de la mort. Il n'y a aucune force qui nous fera tomber, mes frères et moi. Il n'y a pas de défaite assez amère pour tester ma détermination glacée. Nettoyé par le Fléau, je suis prêt à satisfaire ma soif de mort dans tout Azeroth.

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